Conseils : attitudes à favoriser

Si un enfant vous confie qu’il a vécu de la violence, votre réaction compte beaucoup. Il ne sait pas encore si vous allez le croire, le soutenir, lui en vouloir… Souvent, il commence par dire juste une partie de ce qui lui est arrivé pour voir comment vous réagissez, avant d’en dire plus s’il se sent en sécurité avec vous. Bien réagir, ça protège l’enfant, et ça aide aussi si une enquête a lieu plus tard. Voici quelques conseils pour bien réagir si un enfant vous parle de violences qu’il a subies.

Restez calme. Si vous montrez une émotion très forte, surtout différente de ce que l’enfant attend, ça peut le déstabiliser et rendre votre soutien moins efficace.

Écoutez attentivement. Laissez l’enfant s’exprimer avec ses propres mots. Vous pouvez l’encourager à poursuivre avec des questions ouvertes comme « y a-t-il autre chose que tu veux me dire ? »

Rassurez et soutenez-le, par exemple en disant : « c’est très courageux de ta part d’en parler, merci. », « Je suis désolé de ce qui t’est arrivé. », « Tu n’es pas seul, cela arrive à d’autres enfants aussi. », « Je ferai tout ce que je peux pour t’aider. »

Accueillez ses émotions, quelles qu’elles soient, sans les juger ni les minimiser.

Répondez simplement et honnêtement à ses questions. Par exemple, à « est-ce que [la personne désignée] va aller en prison ? », vous pouvez répondre : « Je ne sais pas, ce sont d’autres personnes qui décident de ça. »

Adaptez votre vocabulaire à son âge et à sa maturité. Vous trouverez des exemples pour vous y aider dans les “ressources complémentaires”, plus bas sur ce site.

Restez centré sur l’enfant. Évitez de commenter la personne qui a fait du mal ou la situation ; parlez plutôt de ce que l’enfant ressent et de ce qu’il attend de vous.

Ne faites que des promesses que vous pourrez tenir. Expliquez que certains secrets doivent être partagés pour obtenir de l’aide ou éviter que d’autres souffrent, et que l’information ne sera transmise qu’à des personnes qui peuvent aider à protéger l’enfant.

Notez ce que l’enfant vous a confié, dès que possible, pendant que ses mots sont encore frais dans votre esprit : la date, l’heure, le lieu, le contexte, comment l’enfant vous est apparu, et les mots et gestes qu’il a utilisés.

Respectez le rythme de l’enfant : permettez-lui de raconter ce qu’il souhaite vous partager et n’insistez pas s’il s’arrête, change de sujet ou dit qu’il ne veut plus parler. Vous pouvez lui dire : « On peut s’arrêter là et en reparler plus tard si tu veux. Je suis là quand tu en as besoin. » L’enfant a besoin de se sentir en contrôle de sa parole pour avoir confiance.

Ces suggestions sont directement inspirées d’outils créés par le GAMS, la FCPPF & l’OMS